Alex Rossi - Artiste du Radio Meuh Circus Festival 2020

Alex Rossi

Le plus rital des crooners pop du moment, c’est bien lui ! Alex Rossi vient de sortir son premier album, Domani è un’altra notte, après avoir passé des années dans l’ombre d’autres interprètes. Et à plus de 50 ans, il nous claque un vrai tube qui va réchauffer la saison hivernale : Tutto va bene quando faccio l’amore. Vous êtes prévenus…

L’album Domani È Un’altra Notte prolongement de cette veine pop italienne eighties tous curseurs poussés à fond, avec incursions new wave, détours indie pop et dérives french boogie, talk over sentimental et romantisme échevelé, si bien qu’on entend autant Pino D’Angiò (Al Dente) qu’Etienne Daho (Voir Venise) que Giorgio Moroder (l’étuve Faccia a Faccia). Malgré sa pochette Aldo Maccione, chemise ouverte sur un médaillon, l’album d’Alex Rossi est au fond un disque humble d’hommage aux mélodies et à la chaleur de la variété italienne, doublé d’une exploration généalogique.

A la question « Pourquoi chanter en Anglais ? », la réponse est classique comme un morceau de Celentano: c’est l’idiome rock pop par excellence. Pour l’Italien, il n’y aurait a priori pas de question à se poser – c’est la mélancolie faite musique. Et pourtant on la sent venir : pourquoi chanter en Italien ? Quand on s’appelle Alex Rossi et que l’Italie coule dans les veines (il vient du Veneto), ça devrait couler de source, comme le Pô.

Avant d’être ce chanteur d’origine italienne, Alex Rossi chante dans sa langue maternelle. Dans les années 90, il signe un contrat avec Mercury, sort des disques, écrit des textes pour Axel Bauer ou Dick Rivers, bref un parcours riche parce qu’impossible n’est pas français ; c’est plus tard qu’il se décide à chanter dans sa langue… paternelle. Car comme le dit le proverbe et le label de Johnny Jewel et Mike Simonetti : Italians do it better.