FAMILLE :
Verberatus Unicus – Semba-Kuduracées éléctroniques
VARIÉTÉ :
Hybride luso-phonique engagé
IMPLANTATION :
frange littorale porto-angolaise
Entre saudade et fraternidade, Batida a inventé une étrange photosynthèse : transformer la mémoire en mouvement, la mélancolie en énergie, l’histoire en pulsations. Ses racines angolaises battent au rythme du semba et du kuduro, tandis que ses fruits électroniques mûrissent sous les lampes des clubs européens. Entre le jour et la nuit, entre la ville et la jungle, il fait circuler une sève brûlante d’une rive à l’autre du monde lusophone.
Les rythmes s’y croisent, se répondent, se heurtent parfois, comme autant de ramifications d’une histoire commune. Sous l’apparente rudesse de ses percussions se cache une sensibilité profonde : celle d’une plante capable de faire danser les souvenirs, même ceux que l’on voudrait oublier…
PRINCIPES ACTIFS :
source de saudade d’origine protégée ; rythmes salvateurs de l’âme collective
EFFETS SECONDAIRES :
profonde mélancolie mêlée à l’envie de danser ; libération progressive des êtres endormis et mise à jour de l’Histoire
VOIE D’ADMINISTRATION :
au contact direct des rythmes et du dancefloor
«Encore une de ces envies qui mûrissent pendant des années dans un coin du casque. Batida, je l’avais depuis longtemps dans le viseur. Alors quand les planètes se sont alignées, je n’ai pas hésité. J’aurais adoré le voir croiser Fidju Kitxora ici, les accueillir comme une famille musicale réunie. Et puis il y avait cette envie de secouer un peu notre programmation off, déjà très house et tropicale.
En revoyant les images de Furie et Blanc Manioc à la Grenette, je me suis dit qu’il nous fallait une dose supplémentaire de rythme, quelque chose de plus frontal, de plus physique. Batida a cette intensité-là. Et j’aime aussi sa discrétion : il y a décidément beaucoup plus de rythme dans sa musique que dans son fil Instagram… et vaut mieux ça que l’inverse ! »